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Historique

Les débuts de Sainte-Hélène


Le territoire de Sainte-Hélène-de-Bagot a été habité bien avant la fin du 19e siècle.  La petite rivière qui prend sa source dans les savanes du rang Saint-Augustin porte le nom de « Scibouët » appellation voulant dire « Eau bourbeuse » selon le langage des Abénakis qui établissaient leur demeure sur toutes les terres se trouvant dans le voisinage de la rivière Saint-François.

Durant le régime seigneurial français, le Marquis de Vaudreuil, gouverneur-général de la Nouvelle-France, concéda le 17 octobre 1710 au Sieur Claude Ramesay, gouverneur de Trois-Rivières et de Montréal, la Seigneurie de Ramesay couvrant le territoire compris à une lieue et demie au-dessous de la rivière «Scibouët » qui s'écoule dans la rivière Yamaska jusqu'à une lieue et demie au-dessus.

La Seigneurie était primitivement bornée au sud, à l'est et au nord-est par les terres non encore concédées, c'est-à-dire par la future Seigneurie de Saint-Hyacinthe et  par le township d'Upton, et à l'ouest par la rivière Yamaska.

Le Sieur Ramesay ne résida jamais dans sa Seigneurie et ne fit aucune concession de terres, aucun défrichement, ni établissement.

Au fil des ans, la Seigneurie retournera au Marquis de Vaudreuil, puis après la conquête anglaise de 1760, elle deviendra la propriété du Sieur de Bourchemin, puis du Sieur Langan jusqu'en novembre 1797.

Malgré la présence de moulins à scie et à farine et de rares maisons, peu  de développement a eu lieu sur le territoire et elle deviendra la propriété du Sieur Gilbert Jenkins. Monsieur Hugues Lemoine DeMartiny acheta la Seigneurie en décembre 1818 et s'occupa de coloniser la paroisse de Saint-Hugues jusqu'à sa mort en 1845.

En 1847, le jeune écossais David Shaw Ramsay devint propriétaire de la Seigneurie.  Il fit bâtir la chaussée et le moulin de la rivière « Scibouët ». Il y plaça la famille Muir. Dès lors, les colons affluèrent des villages avoisinants et firent les premiers défrichements.

De 1843 à 1853, la paroisse était à l'état embryonnaire. Quelques-uns des cultivateurs de Saint-Hugues et de Saint-Simon s'y bâtirent des cabanes à sucre dans les érablières qu'ils atteignaient à travers les bois puis par des routes sinon très propices,  au moins praticables en hiver.

Les familles qui s'établissaient devaient bien souvent manger de la soupe faite de jeune bois blanc ou d'autres essences forestières juteuses si elles ne voulaient pas s'endetter chez les marchands de Saint-Simon.

En 1853, le nombre des habitants s'étant accru considérablement, ils décidèrent de faire les démarches nécessaires auprès des autorités pour faire ériger en paroisse civile et religieuse les terrains compris entre les paroisses de Saint-Hugues, Saint-Guillaume (depuis Saint-Germain et Saint-Eugène-de-Grantham), Saint-Éphrem-d'Upton et Saint-Liboire.

La proclamation reconnaissant civilement la paroisse de Sainte-Hélène est datée du 6 avril 1854. Elle porte la signature du juge Chauveau, alors secrétaire provincial. La nouvelle paroisse serait nommée Sainte-Hélène en l'honneur de la Seigneuresse de ces lieux, Dame Helen Ramsay, la sœur du juge Ramsay et mère de Monseigneur David Shaw Ramsay.

SOURCE : Millier, Gustave. Sainte-Hélène illustrée, 1904.

 

C'est ainsi que la paroisse Sainte-Hélène est issue d'un détachement de la paroisse de Saint-Hugues, dans la Seigneurie de Ramsay.

En 1925, à cause d'un litige occasionné par l'éclairage des rues lors de l'électrification du village par la Southern, une corporation distincte est officiellement formée sous le nom du Village de Sainte-Hélène.

C'est en 1977 que l'actuelle Municipalité de Sainte-Hélène-de-Bagot est née de la fusion des municipalités de la Paroisse et du Village de Sainte-Hélène.

Passionné par l'histoire? Consultez notre circuit patrimonial.

 

Fierté


La Municipalité a fêté son 150ième en 2004.

Nous partageons avec vous un texte écrit par madame Gosselin, tiré du Livre d'or de Sainte-Hélène-de-Bagot. Ce dernier a été écrit pour rendre hommage aux valeureux bâtisseurs, pour la fierté d'être hélénois et hélénoises et afin que tous se souviennent du 150ième.

Place aux activités du 150ième!
C'est un rendez-vous avec l'Histoire.

1854-2004, voilà une période porteuse de sens pour la communauté hélénoise.

En effet, une poignée de femmes et d'hommes courageux, remplis de foi en l'avenir, se sont mobilisés pour défricher un détachement de la Seigneurie de Ramezay. La terre qu'ils ont tant de fois retournée ne les a pas déçus. D'une génération à l'autre le flambeau a été repris et brille toujours sur la voie de la fraternité, de la continuité et du progrès. Les festivités du 150ième deviennent un moment privilégié pour souligner et apprécier les traces du passé : mémoire du labeur, de l'ingéniosité et de l'œuvre de nos prédécesseurs.

Bienvenue à vous qui venez partager notre fierté et notre joie de célébrer les pages d'histoire écrites au cours des 150 dernières années par les hélénois et hélénoises au sentiment d'appartenance bien ancré.

Jeannine Gosselin

 

Album souvenir du 150ième

Pour ceux et celles qui sont intéressés par l'histoire de Sainte-Hélène-de-Bagot, l'album souvenir 1854-2004 est en vente au bureau municipal. Renseignez-vous.